Voilà près d’une année, notre adhérent faisait l’acquisition d’un VO PEUGEOT 5008 pour la somme de 22000€ auprès d’un garage situé en Bretagne.
Le 1er mars dernier un voyant d’alerte moteur doublé du voyant anti-pollution le pressait de se rapprocher très rapidement d’un distributeur PEUGEOT.
Le concessionnaire aixois diagnostiquait :
– un problème sur le réservoir et l’injecteur d’urée (AdBlue! Encore et toujours) ,
– un problème sur le système d’injection carburant.
Devis : 5722 €
Prudent, notre adhérent avait pris soin, lors de son achat, d’adhérer à la société de garanties mécaniques OPTEVEN.
Le concessionnaire sollicitait donc cet assureur afin d’obtenir son autorisation de prise en charge des travaux afin d’entamer ceux-ci.
OPTEVEN mandatait son expert lequel concluait que la « panne était déjà en germe lors de l’achat de ce 5008 » L’assureur profitait, bien évidemment, de cette conclusion pour se dégager de ses obligations et refusait toute prise en charge à notre adhérent.
Commentaire : où lorsque les assureurs spécialisés mettent à leur profit certains aspects de la loi sur la Garantie légale de Conformité…
OPTEVEN refusait, en outre, toute communication à son adhérent du PV de l’expert mandaté.
Désarmé, notre adhérent se rapprochait de notre association de défense des consommateurs (QCE) afin de solliciter notre aide.
Le conseiller adressait un courrier à OPTEVEN pour leur rappeler que, légalement, les conclusions de leur expert devaient être communiquées à leur adhérent. Rien ne l’interdisant, qui plus est, dans leurs CGV.
En retour OPTEVEN argumentait que ce cas ne pouvait être assimilé aux obligations contenues dans l’article R326-3 du code de la route, mais, tout de même et indirectement, faisait parvenir au conseiller litiges une synthèse des conclusions de leur expert.
Fort de celles-ci le conseiller invitait l’adhérent à adresser une LRAR à son vendeur breton pour le mettre face à ses responsabilités et prendre en charge les réparations pendantes.
Ce professionnel ne réservait aucune suite à cette demande au prétexte « qu’il avait saisi le service juridique de son assurance professionnelle ».
Le 15 avril dernier notre conseiller adressait un courrier au vendeur afin de lui rappeler les termes de l’article L127-3 et suivants du code de la consommation portant sur la Garantie Légale de Conformité auxquels il ne pouvait se soustraire.
Sans nouvelle des différents intervenants dans ce litige durant plusieurs semaines, le conseiller maintenait une certaine pression par divers courriers de relance.
Dans un premier temps, notre adhérent nous informait que service juridique d’OPTEVEN étudierait (a priori « favorablement ») une prise en charge conforme au contrat signé…
Aux environs de la mi-juin, notre conseiller litiges interrogeait l’adhérent sur l’évolution de son dossier.
Un peu confus mais avec force remerciements, l’adhérent nous révélait que le garage vendeur avait, finalement, pris à sa charge la totalité du montant de la réparation et qu’il venait de récupérer son véhicule en parfait état de marche chez ABCIS PEUGEOT à AIX. Montant de la facture : 5277€.
Pour être conseillé, accompagné, défendu, adhérez à notre association locale : ici
B.P